Quartet is the music project of Delphine Queme, a young Parisian producer who’s also the boss of label Bureau. She has already produced 3 EPs of deep and emotional techno heavily influenced by the Detroit originators, namely Carl Craig, Terrence Dixon, Moodymann. On her last EP, the beautiful Turtles & Birds she has been remixed by The Soft Pink Truth. She is also a very talented DJ as you can see with this mix. Check our interview with her.

What’s goin’ on in Quartet’s world right now?

I am preparing my first album to be released late 2008. It will be deep electro, mainly instrumental with vocals sometimes but used as musical instruments rather than melody-following in a constructed way vocals. A friend told me that these tracks have some jazz spirit (not in the form) in them which pleased me a lot.

Also I started a new blog in which I love to invest time. I mainly discuss art (exhibitions), music, and photography (my own and others’).

http://delphinequeme.blogspot.com/

What are you currently listening to?

Theo Parrish new album : Sound Sculptures
Sebastien Tellier : Sexual Sportswear (Sebastian remix vs Eric B. and Rakim bootleg)
Discipline tracks on Fairtilizer
Eric Satie

How is the scene in Paris at the moment? Any good producers around?

In Paris Sebastian is really above everyone else. Each of his productions is always interesting.

I am also listening to Amen Birdmen, an unsigned French metal nirvanaesque band which I love to see live.

How important is the internet for Quartet?

It has been central for the past 2/3 years.
Before that, just releasing vinyls and sending promos was enough.
Today webzines are as important as printed press and digital download distribution is more important than physical distribution.

Where do you see this whole internet thing going?

Well I think that shortly everything will be online. The softwares, the data, everything.
We will just have multiple devices for input and output : keyboards and monitors mainly.

We will not really need “computers” anymore really with cd players/burners (what for ?) or storage units. Internet will become so important that it is almost frightening!
And for music I think that the future is fantastic. People have never ever listened to so much music. We still need time to make sure that musicians get the right amount of money, but in the end music has never been so alive I think.

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Cinquième WDPK selection : in da House.

DJ et producteur originaire de Détroit, sa vie est rythmée par la House depuis 1988. Terrence Parker sort des mixes exceptionnels, sur son site internet et dans le monde entier. (car il est en tournée la plupart du temps).
Un de ses points forts ? Il playliste aussi bien des grands classiques que des productions récentes qui gagnent à être connues.
T.Parker confirme son éclectisme dans le set grâce auquel je l'ai découvert. Il y joue un morceau que vous ne connaissez peut-être pas encore . . . intitulé "Turtle And Birds", il est signé Quartet, duo français constitué de Stanislas Stengel (basse) et Delphine Quême (machines électroniques), officiant pour le label de cette dernière : "Bureau Records".
Turtle And Birds, c'est l'association furieusement accrocheuse entre un groove puissant et une mélodie acide qui ne vous laissera certainement pas insensible.

Je vous invite à télécharger ce mix (clic-droit, enregistrer) "House music is what you need"

Liens :
-Site officiel du label Bureau Records
-Page Myspace de Quartet
-Site officiel de Terrence Parker

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Bureau records : une rencontre (avec Delphine Queme) (rue Lepic) - Que s´est-il passé rue Lepic ? Avant mon arrivée, des jeunes gens y battaient tambour en une procession : la République de Montmartre gravissait solennellement la butte, Aristide Bruant douze fois répliqué fermant la marche. Mais en réalité, que s´est-il passé ? Un témoin ne témoignerait de rien : rien ne se serait passé rue Lepic. J´y avais rendez-vous avec Delphine Quême pour parler avec elle de son label, Bureau Records, qui venait de faire paraître à la fin de 2007 son troisième maxi, Turtles and birds, signé Quartet – autrement dit Delphine Quême. Je m´attendais à ce qu´elle fournisse à mes questions des réponses que je devinais déjà : vie du label, problèmes d´argent, vinyle ou non, influences musicales, etc. Il ne s´est rien passé de tel rue Lepic, vraiment rien de tel. Le réel a plié au son de la voix de Delphine en une courbe devenue boucle, boule, pelote si dense – l´univers entier dans une tête d´épingle.
Je n´ai eu à lui poser quasiment aucune des questions que j´avais préparées, car au gré d´une conversation de près de trois heures, ce sont des années d´activité autour de la musique que Delphine a déployées. Passant avec le plus grand naturel de son long séjour londonien à ses dernières lectures sur les neurosciences, de son amitié avec Drew Daniel (qui a produit un remix d´une profusion inouïe de Turtles and birds, sous la figure de The Soft Pink Truth) aux épisodes les plus douloureux de sa vie, elle s´est dévoilée, mais sans impudeur, car même lorsque ce qu´elle disait touchait au plus intime, j´ai compris que la musique formait le nœud central par où passaient tous les fils de ses récits.
C´est ainsi que j´ai vu se tracer dans ses mots les chemins qu´avait empruntée chez Delphine la musique pour arriver jusqu´à ce troisième opus de Quartet et de Bureau Records. L´oreille jusqu´alors exclusivement emplie de musique noire, elle avait amorcé un virage électronique voici dix ans, grâce à une cassette que lui avait enregistrée Pedro Winter un lendemain de Noël. À Londres, elle avait aguerri son mix, devenant DJ chaque week-end, et commencé à composer. Puis entre 1999 et 2005, elle avait surtout donné vie aux mémorables soirées Paradise Massage, basées pour la plupart d´entre elles au Pulp – pour enfin voir sortir, en février puis en avril 2005, ses deux premiers maxis.
Quant à l´avenir de Bureau et de Delphine, après Turtles and birds ? Le premier point à l´horizon est un album de Quartet. En préparation actuellement, il paraîtra au plus tard dans un an et dans l´idéal en septembre 2008. Il contiendra des morceaux nouveaux à l´exception d´un seul, et sera « presque jazz dans l´esprit », rapprochement qui n´a rien d´incongru tant la musique de Quartet est soutenue par un groove qu´on ne peut manquer de sentir – comme s´il ne devait rester que ce groove une fois ôtée toute la matière musicale des morceaux. Et l´ouverture de Bureau à d´autres artistes ? Si elle n´assène pas une réponse négative, Delphine a tout de même fixé une condition sine qua non à cet élargissement : il devra s´agir d´une rencontre, mais bien qu´elle ait reçu quantité de maquettes, la rencontre n´a pas encore eu lieu.
Delphine Quême a ainsi, auditrice, DJ ou musicienne, trouvé à répondre avec la musique à une question non posée. « La musique est la réponse » : on revient à cette formulation essentielle du problème de la musique et l´image du nœud s´impose ici à nouveau : la vie de Delphine Quême s´est nouée autour de la musique, à la fois au hasard des rencontres et sous la condition d´une nécessité impérieuse.

Le travail, en attendant l´événement de l´album, manquera d´autant moins que Delphine a dû reprendre d'autres activités, une fois épuisée la réserve financière grâce à laquelle Bureau Records avait pu naître et faire sortir ses trois maxis. Faut-il le préciser ? Un label indépendant de musique électronique ne ressemble pas à une corne d´abondance, mais c´est plutôt la corne menaçante du taureau qui influe sur les gestes et décisions du patron d´un label indépendant. Tout l´argent est passé dans la musique de Quartet et les à-côtés – production, mastering, réalisation du clip pour Turtles & Birds, et le reste. La musique qui avait fini par occuper tout l´espace se trouve dès lors cantonnée aux week-ends, sorte de territoire sacré sur lequel le boulot n´empiéterait sous aucun prétexte. Le rôle fondamental assigné à la musique dans sa vie demeure cependant.
On comprend donc que l´existence de Bureau Records, de Quartet et du reste dépend par-dessus tout de ce que Delphine Quême a vécu – de ce qu´elle vit. Imprégnée de musique mais certainement pas destinée, ni par ses origines familiales ni par ses études, à fonder un label electro pour y éditer ses propres morceaux, elle a surtout situé dans la musique la part la plus inventive et la plus dynamique de sa vie. Quand bien même, habituée au doute et à la modestie, elle préférerait demeurer un peu en retrait, je dirai donc ceci de la musique et de Bureau Records : que, serait-ce seulement pour un temps, Delphine y a mis sa vie toute entière. Plutôt que la fondatrice d´un label ou qu´une musicienne seulement, c´est Delphine Quême que j´ai rencontré rue Lepic.

Coddo del Porta

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..."Composer sur des machines, lire les modes d'emploi, brancher des câbles, c'est considéré comme une expertise masculine au même titre que de réparer des bagnoles. D'ailleurs quand tu achètes du matériel dans les magsins de musique spécialisés, tu ne croises que des mecs et quand tu poses des questions au vendeur, soit ça le fait doucement rire soit il te drague. Tu n'es jamais vraiment prise au sérieux. On te catalogue tout de suite comme la petite copine du DJ ..." confirme Delphine Quême. Boss du petit label parisien Bureau et soeur de dj Falcon, elle produit sous le nom de Quartet un groove torride, martelé de basses monstrueuses et serti de synthés acid. Et cette trentenaire douée de poursuivre : "si mon frère n'avait pas fait de musique, je n'aurais sans doute pas eu le cran de m'y mettre, parce qu'à l'époque peu de filles le faisaient. J'ai compris en le voyant travailler que ce n'était pas si compliqué que ça". C'est à la fin des années 90 qu'elle entreprend de mettre les mains dans le cambouis de la techno tendance Detroit / Chicago en tant que coorganisatrice et DJ résidente des excellentes soirées Paradise Massage.

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Delphine Quême a signé le titre electro de l'année 2007. Une bombe surpuissante avec une mélodie monstrueuse et une basse gigantesque ! On sent l'influence de son cousin Alan Braxe mais également de l'illustre Moodymann, l'artiste de Detroit dont la renommée s'est construite au fil des maxis et d'un anonymat solidement préservé. J'ai eu la chance de jouer avec elle à l'Alternative, ça reste un super souvenir. Cette fille est musicalement et humainement brillante !

1/ Bonjour Quartet aka Delphine Quême, pourrais-tu te présenter en quelques phrases pour tous ceux qui ne te connaissent pas ?
J’écris et je produis de la musique électronique depuis 2005 date à laquelle j’ai monté mon label : BUREAU. J’ai sorti 3 EP et fait quelques remixes. Je suis dj depuis plus longtemps que ça. J’ai joué surtout à l’étranger. A Paris j’ai essentiellement joué à la soirée que j’avais monté avec mes amis Serge Nicolas et Emmanuel Kerner : PARADISE MASSAGE.

2/ Quels sont les artistes qui t’ont donné l’envie de t’investir dans la musique électronique ?
Bizarrement je n’avais pas envie de faire particulièrement de la musique electronique. Je voulais juste faire de la musique car j’en écoutais beaucoup depuis très petite. Il s’est trouvé que la musique électronique se développait à ce moment. Mais ma culture musicale était + soul et funk.
C’est aussi en voyant mon frère faire de la musique avec des machines sans aucune formation musicale lui non plus que je me suis dis que c’était quelque chose de possible. Je ne l’avais jamais envisagé avant.

3/ Quelle émotion gardes-tu de ta première soirée en tant que DJ ?
Incroyable. Bizarrement (là aussi) c’était en Angleterre à Londres dans un club qui s’appelle The Cross. Je me souviens avoir joué le « In the Mix » de Romanthony et un dj super connu est venu me dire que mon set était fantastique. Ca m’a bouleversée.

4/ Quelles sensations aimes-tu proposer à ton dancefloor lors d’un DJ Set ?
Faire en sorte que les gens soient déchainés sur la musique ! Les faire lever les bras au ciel comme dit un de mes amis.

5/ Peux-tu nous parler de Bureau Records ? Des futures signatures ? Est-ce plus dure pour une femme de percer dans la musique electronique ?
Je commence à envisager de sortir d’autres artistes. Je reçois de supers démos que j’écoute souvent en boucle dans mon ipod. Mais je continuerai à sortir « peu mais bien » si cela est possible.
Etre une femme ne change rien. Si ce n’est dans les magasins de matériel de musique où on ne te prend pas tout de suite au sérieux …

6/ Quelle est ta relation avec tes cousins Alan Braxe, DJ Falcon ?
Dj Falcon est mon frère en fait. Je suis naturellement plus proche de lui que d’Alain.
J’ai toujours fait en sorte que nos relations familiales ne se sachent pas car je trouve cela anecdotique. Mais les gens le savent je n’y peux rien.

7/ De quoi se compose essentiellement ton studio ?
Il rétrécit ! pour moi la prod est importante mais il ne faut pas que ça remplace l’essentiel qui est la musique. Je me souviens d’un vieux morceau de Carl Craig que j’avais acheté dans le regretté magasin BPM, et il y avait le souffle du sampleur qui était énorme, la prod était vraiment pas extra mais j’avais les larmes aux yeux en écoutant le morceau. Pour moi 99% doit se passer dans la musique. Si j’arrive à super bien produire c’est extra car ça créé des sensations en plus mais il faut que ça passe toujours en deuxième. Donc pour répondre à ta question j’ai revendu quelques machines pour me recentrer sur l’essentiel. Aussi je travaille avec un bassiste (qui joue sur le titre principal de mon dernier EP « Turtles and Birds ») Stanislas Stengel. Je réedite ses lignes de basse que je superpose avec des basses synthés. J’ai toujours des synthés analogiques comme le Juno 60 pour donner de la chaleur au son et après être passée par Digital Performer et Logic je reviens à Cubase. En Live j’utilise Live d’Ableton.

8/ Quelle vision portes-tu sur la nouvelle French Touch 2.0 ?
Extra. Il en faudrait encore plus et surtout plus d’idées différentes. Il y a quand même un petit côté grégaire où les gens évoluent toujours par « famille » : il faudrait + de familles et de créativité. Je trouve que Sebastian est au-dessus du lot.

9/ Quels sont tes futurs projets ? collaboration ? album ?
L’album est fait à moitié. J’espère le sortir en 2008. J’aimerais réaliser d’autres videos car j’ai vraiment adoré faire la mienne (sur le dernier titre).

10/ Quelle soirée aimerais-tu revivre ?
Quand je vivais à Londres, après y avoir fait une Paradise Massage, j’ai lancé une soirée mensuelle à PLASTIC PEOPLE (qui est pour moi le meilleur club au monde). J’aimerais revivre la première : c’était juste extraordinaire. Le meilleur sound system, une petite salle, j’ai ressenti une liberté totale à jouer les disques les plus obscurs de Detroit et un public fou de musique (et pas sous ecstasy du vendredi au dimanche comme souvent à Londres). Le boss du club (qui a fait venir toutes mes idoles en Europe) m’expliquait que dans toute soirée : 1) les gens viennent 2) il y a un pic 3) les gens commencent à repartir ; sauf que là : personne ne repartait. C’était magique.

11/ Un titre à conseiller en ce moment ?
Tout l’album de Luke Vibert et Jean Jacques Perrey et « The Overly Dramatic Truth » de El P sur Def Jux.

12/ En dehors des musiques électroniques, qu’aimes-tu écouter ?
Je me remets à écouter beaucoup de funk (Bernard Wright, Don Blackman, Betty Davis, Cameo, …). J’adore aussi bien Nick Drake, que Queens of the Stone Age, Lali Puna ou Debussy ; la musique brésilienne très régulièrement, toujours du Prince de temps en temps (jusqu’à Sign of the times compris, après j’ai décroché), et toujours Curtis Mayfield.

13/ Un conseil à prodiguer à toute personne qui aimerait s’investir tout comme toi ?
Pour vraiment s’investir dans la musique je crois qu’un conseil ne suffit pas même le meilleur des conseils. Je crois que c’est plus fort que soit et que l’on a pas vraiment le choix. Très souvent je me surprends moi même à continuer de faire de la musique car souvent je m’interesse à quelquechose à fond et je passe à autre chose. Je crois qu’il faut faire les choses sincèrement avec authenticité et ça se ressentira dans la musique. Après il faut perseverer.

14/ Pour terminer cette interview Delphine, désires-tu conclure sur quelque chose ?
J’aimerai remercier les gens qui ont la curiosité de découvrir de très petits labels indépendants comme le mien et j’aimerais aussi remercier tout ceux qui m’envoient des messages sur ma musique car cela me touche toujours énormement.

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on Radio Campus Paris playlist

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Après les deux articles : Divisez Daft Punk par 2 et SebastiAn, je continue l'exploration de ce j'appelle "l'univers Daft Punk" avec Quartet.
Delphine Quême (sur les machines electroniques) et Stanislas Stengel (bassiste) forment le duo Quartet, signé sur le jeune label créé par Delphine Quême : Bureau Records.Pour mieux comprendre la musique de Quartet il faut savoir que D. Quême est la soeur de DJ Falcon (label Roulé) et la cousine d'Alain Quême, plus connu sous le pseudo d'Alan Braxe ! (Qui lui aussi forme un duo avec un bassiste : Fred Falke).Mais Delphine n'a pas qu'un "nom", elle a aussi un talent indéniable. Ecoutez le morceau "Turtles and Birds" : un groove monstrueux avec des synthés acides et une basse "offensive", un de mes coups de coeur de cette année. Quartet - Turtles and Birds.En plus le clip du morceau est excellent, vous pouvez le visionner par-ici : clip turtles and birds.Pour finir, je vous conseille d'acheter le Tsugi n°2, encore meilleur que le premier. (En plus Quartet y est mentionné).

Au vu des réactions positives provoquées par ses premiers maxis, Quartet ne devrait pas tarder à monter en première division "new french touch". Fort d'un groove disco gonflé sur de la house pop sucrée à la Alan Braxe, "Turtles and Birds" accroche toujours aussi facilement l'oreille.

 


C'est dansable, électro et c'est français mon bon monsieur. Comme aux plus belles heures de gloire des Frenchies qui se la touchaient, nos artistes électroniciens hexagonaux ont retrouvé la formule secrète pour asséner à la planète des wagons entiers et quasi hebdomadaires de beats dévastateurs. Turtles & Birds est une petite bombe vicieuse, du Prince punk sous MDMA: la basse funky s'insinue dans les jambes, la batterie dans le thorax mais le morceau reste tout en retenue, privilégiant une certaine finesse d'exécution à l'efficacité bourrine. Peut-être tout simplement parce-que Quartet s'appelle Delphine Quême et c'est un faît assez rare dans une scène électro française aux jambes et aux torses plutôt poilus. Avec tout ça une seule question: le "push it" que l'on entend est-il bien un sample de Salt'N'Pepa?

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"Turtles and Birds" playlisted on Iden-Mag

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Le titre Turtles and Birds est dans le podcast n°53 des inrocks.

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Avec sa basse vaudoue, ses beats affolés et son groove dominateur, le Turtles & Birds de la parisienne Quartet (www.bureaurecords.com) n'a aucune leçon à recvoir d'une élite mondiale de l'electro ultra physique, hagarde et libératrice. Cette machine rutilante et pourtant sabotée pourrait ainsi réclamer justice à Justice, chercher des noises à Boys Noize. Et ce n'est pas une vidéo psychotrope ou un remix instanble signé Soft Pink Truth qui vont ramener à la raison.

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Quartet à la maison comme au bureau

Quartet ou Bureau Records ces noms ne vous disent surement rien. Vous avez surement tort mais vous ne le savez pas encore. J'ai découvert Delphine et son environnement grâce à un article sur le blog de notre ami BRAV. On a voulu en savoir plus. Bon on va pas écrire un roman là dessus lisez déjà l'interview. Le son arrive après.

- Quartet et Bureau Records c'est quoi au juste ?
Quartet c'est mon nom d'artiste. J'ai sorti sous ce nom trois EP et quelques remixes. Bureau c'est le nom de mon label. Pour l'instant je n'y sors que ma propre musique mais je sortirai sans doute la musique d'autres musiciens à terme.

- Vos inspirations musicales vous les puisez ou ?
Je crois que je suis très influencée encore par la musique black américaine funk et soul (Curtis Mayfield, Betty Davis, Cameo, Chaka Khan, Prince, Roy Ayers, etc ....) ce qui, je l'espère, rend ma musique "musicale" et pas que électronique. J'ai eu une très longue période hip hop aussi avec des Public enemy, Tribe called quest, Rakim, etc ... Je m'y interesse à nouveau avec notamment ce qui sort sur le label Def jux.
Je suis aussi extremement inspirée par des gens comme The Soft Pink Truth (qui a fait un remix sur mon prochain disque) qui est la moitié de Matmos et travaille avec Björk, Octave One (j'ai joué avec eux récemment : je n'ai pas encore compris ... c'était extraordinaire), Jackson, Smash tv, Modeselektor, Dmx Krew, Metro area, Midnight Juggernauts, Lali Puna, Prefuse 73, Sebastian (un des rares français que j'apprécie énormément).
Après il y a les classiques absolus que j'aime plus que tout : Nick Drake, Boards of Canada, Moodymann, Sonic Youth, John Coltrane, ...

- En tant que label indépendant ça se passe comment ? C'est pas trop difficile ?
Si c'est difficile bien sûr mais ça va. Je suis très heureuse de faire ce que je fais. Et puis j'essaye de construire quelque chose à long terme, donc chaque disque que je sors rajoute une pierre à l'édifice; je ne fais pas chaque disque comme un "one shot" à court terme.

- Votre site web renseigne les visiteurs sur vos gouts musicaux, cinématographique, photographique, artchitecturaux c'est pour éviter les ITW comme la notre ?
Pas du tout. C'est pour partager avec les gens les choses que j'aime tellement que j'ai envie de le "crier sur les toits" ! Et puis souvent je me rends compte que la sensibilité d'une personne finalement "marche" pour toutes les choses. Une photo de Philip Lorca di Corcia peut me toucher autant qu'un film de Julien Duvivier ou une sculpture de Ron Mueck ou encore un dessin de Adrian Tomine.

- Vos projets futurs à tres courts et très long termes ?
A court terme : finir mon album et commencer à jouer en live sur scène avec mon bassiste.
à long terme : faire de la musique qui passera l'épreuve du temps.

Delphine est très proche de Alan Braxe ou Dj Falcon. Vous vous en rendrez compte en écoutant ses sons. Ya que du bon. En tout cas ici on est fan.

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Delphine Quême est de retour avec rien de moins que le single électro de cette année 2007.« Turtle & birds » est le genre de morceau qui s'ancre insidieusement dans le corps. Viscéralement enfoui comme une douce montée de bien être, cette électro lumineuse devient très vite une complice à part entière. On ré-entend le début de la house avec une réverb qui procure cette sensation de froideur en premier lieu. Puis la mélodie vient de suite exciter, le morceau s'emballe dès que basse et rythme s'entrechoquent. Ce morceau possède tout ce qu'il faut, un bon break qui ne s'enlise pas mais garde avec lui cette distance robotique, une mélodie qui tourne en boucle. Le morceau qui fait danser les journaleux des inrocks.

L'électro vaporeuse des tout premier EP s'est décomplexée, Quartet provoque la soul gorgée de basse entêtante sur un « Rocky landscape » langoureux et emprunt de suavité bouillonnante. « A tree-sahded lane » est le morceau le plus méditatif, celui dans lequel on se laisse perdre, sans barrière étanche on se voit descendre vers une musique électronique amniotique, avec des reflets au fond de l'amer.

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video of the day (Sept. 10th, 2007)

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"cette semaine : du lourd avec Quartet" (1ère video de la playlist du 5 septembre)

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"Je suis hyper fier de vous (re)parler de mon amie Delphine Quême et de son excellent label Bureau records dont j'avaisfait mention au moment de sa création (cf. ici).Je vous fais un flashback court avant de vous faire écouter en exclusivité un DJ set de Quartet, la pièce maîtresse de son label ainsi que les morceaux de son dernier maxi "Turtles and Birds" EP.

En 1999, Serge Nicolas, DA du magasine Magic et prioche des Daft Punk(il s'est occupé de l'artwork du 1er album) et Delphine Quême lancent les soirées Paradise Massage au Pulp. Le pulp à l'époque n'est pas encore le club qu'il allait devenir... Le pulp c'est un petit club sur les grands boulevards. Les soirées Paradise Massage auront véritablement lancé l'endroit. Intrigué par leurs deux premiers flyers, je prends contact avec les deux protagonistes, réalise une interview et deviens un pilier des soirées, n'hésitant pas à monter le plus souvent possible le jeudi soir pour ne pas rater leur set ni les artistes invités... La liste des artistes de renom est longue, on y croisait la french touch (c'est là que j'ai rencontré Play Paul et Raw Man des Buffalo Bunch, Rico et Guy-Man, DJ Falcon, Deelat, Curtis, Benjamin Diamond, Gary Martin, Octet, the Eternals and many more... J'ai compris le son de Detroit dans ces soirées, j'ai failli me faire produire par Raw Man sur son label We Rock Music, j'ai tapé la discut avec Benoît Sabatier deTechnikart. Ces soirées étaient dantesques et mouvementées... Comme à la maison! (j'ai même participé à la soirée Paradise Massage organisée à Belfort... Mémorable!). Et voilà comment j'ai fait connaissance de Delphine. Je lui dois beaucoup.

Delphine est une artiste. Une artiste qui a pris des risques. Une artiste qui a eu la capacité de plaquer un job doré chez un grand couturier pour vivre sa passion de la musique. Une artiste qui a débuté dans le Marais. Une artiste qui s'est exilée à Londres pour apprendre le job. Une artiste/esthète qui n'a jamais fait de compromis, conservant sa ligne directrice et ses choix musicaux.J'ai enormément de respect pour elle. C'est pour cela que j'ai beaucoup de fierté de vous parler de son label Bureau records. Après avoir écouté en boucle ses 3 maxis et ses dj sets, une évidence m'est apparue. Le son de Quartet, c'est la rencontre d'Alan Braxe et de Moodymann. Tout simplement. Avec tous les blogs de mp3, on peut tout écouter et Dieu sait que tout n'est pas écoutable. Bien souvent les morceaux nous laissent indifférents. Pas ceux de Quartet. Le son est l'alliance parfaite d'une nu-house lorgnant vers Detroit. Le groove originel est bien présent. Les beats sont millimétrés.

Sur le maxi N°3, on a envie de lever les bras au ciel. Ca groove dans tous les sens. Quartet a eu la bonne idée de se faire remixer par The Soft Pink Truth pour une version tout aussi dancefloor que l'original et Dave The Preacher pour un son plus lent et plus torturé! Je vous laisse le soin de vous faire une opinion sur Rocky Landscape et sur les influences citées précedemment... Un maxi authentique et assumé!"

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"Quartet, c'est Delphine Queme. Bureau Records, c'est Delphine Queme. Elle est partout ? Oui ! Mais d'où vient Delphine ? Elle vient de la famille Daft. En effet, Delphine Queme de son vrai nom est la soeur de Dj Falcon et la cousine d'Alan Braxe. Forcément elle est tombée dans la marmite aussi. Et on ne va pas s'en plaindre.On retrouve sur la face A, le morceau Turtles and Birds de Quartet et 2 remixes (The Soft Pink Truth et Dave the Preacher). Pour la face B, c'est encore Quartet qui s'y colle avec Rocky Landscape et A Tree Shaded Lane.Passons à l'écoute du maxi. L'original Turtles and Birds. Ca groove et ça sautille. Dans la veine d'un bon Ed Bangers. On lève les bras en l'air et on tape dans les mains au rythme des snares bien cramés par les effets.
Le remix de Dave the Preacher est plus lent, déstructuré et beaucoup plus sombre. Malgré les scratchs utilisés, on se traîne un peu sur le dancefloor mais le travail effectué sur le track reste intéressant et on se surprend à remuer la tête au fil de l'écoute.
Le pied du remix de The Soft Pink Truth remet la banane sur la piste de danse. Le morceau est plus housy mais le décollage n'est pas immédiat. Quand un téléphone sonne au milieu du track. Qui va donc répondre ? Une voix masculine prend la parole. Le sample devient entêtant. Clip clap ! Clip Clap ! Et hop c'est fini. Dommage.La face B fait directement penser aux Daft Punk. Comme le deuxième maxi de Quartet. Les synthés utilisés, les arpèges, l'ambiance qui s'en dégage nous replonge dans les années disco funk.
En à peine trois minutes, A Tree Shaded Lane referme les portes du maxi. Nostalgie quand tu nous tiens...Quartet assume ses influences. Le maxi est rafraichissant, et donne envie de remuer langoureusement du popotin, le verre à la main. Mais on ne sautera pas au plafond pour autant sauf peut être pour Turtles and Birds, parfait pour un début de set qui pourrait devenir brûlant. "

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Ni braillarde electroclash, ni hype pulpeuse ; c'est dans un coin du dance floor, têtue et et timide, que la Parisienne Quartet jongle entre euphorie irradiante et mélancolie suave.

 

 

Last issue we were particularly impressed by a remix from Dj Falcon's sister, Quartet. And lo and behold, just as we'd finished to say nice things about her ("Could give Daft Punk a run for their money" were the exact words) she mails us a four tracker that proves our instincts were right. Tight, dynamic electro house on the A-side, there are elements of Metro Area here in the simplicity, but with much more kick. The flip is pitched right down for some sexy late nite affairs that don't work quite as well, but we welcome the differing tempos. At full throttle Quartet is one to watch. We promise to stop mentioning her family connections now." (James Kendall)

"On most of this four-song twelve-inch, Quartet (Parisienne Delphine Queme) makes the kind of sunlit smile-crakin' rollerskate ready feel-good house that distinguished her first record's effortless and featherlight vibe. Her productions induce the same kind of uncanny quasi-familiarity with a synthesized past as Morgan Geist or Stardust (perhaps a lazily geographic comparison but it fits). Which is what left me so unprepared for the dark and nasty flanged-out bass arpeggio stabs that start "Step" : this is a horse of a different color, and the synths lend the proceedings a John Carpenter soundtrack shiver factor that makes you want to check on the children in the other room. But the wham-bam double-take really kicks in when the gnarly, too-slow-on-purpose beat drops. Coming on like French touch disco that' s been chopped and screwed to the tempo of a Houston drawl, this risky maneuver turns the groove sideways and starts a churning, head-nodding sexy/scary undertow that sets Quartet apart. Watch this space." (Drew Daniel)

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You think that in France you only have the Karat/Katapult Posse, when it comes to hype ? That’s a mistake. Delphine Quême has with her label “Bureau” whole different proposals. In the end, we all wish the good house music was coming back from France, as it was in the past, before the filtered-disco illness break out. Charming, sympathic, uplifting and in any way clever made. Ok, Krikor, Cabanne, Ark, Nöze, are all funky, all big but is that all we have ? No, there is also Bureau, the label of Delphine Queme who first did herself a name because not only she did co-organize the Paradise Massage parties (where the above mentionned names were guests ) but made them musically famous with her dj sets. Delphine is truly a one-person factory.
“I have started to produce my own music 5 years ago, and i have received offers to release some of my tracks (particularly from Terrence Parker) before Bureau, but i did not feel ready yet. Last year i had a discussion with someone who asked me why i did not do my own label and it clicked ! I am someone who prefers to do everything myself, i want to own my music and to control everything myself, artwork, the manufacturing of the vinyl records, the mastering, etc ... I can always license my tracks later on ...”The name of the label and the logo say it also in a different way : I am the Office. “I really like this name. I wanted that the name sounds like something which is around my music all the time. The name should not explain how the music sounds.I stay all day long in front of the computer. Whether i do my music, artwork, I work on the web pages or whatever. Also i can easily make the logo evolve.When you see in the logo two persons in front of the computer then you will know that i dont work alone anymore”.
But so long Delphine Quême just releases by herself under the pseudonym “Quartet” House music that you miss so often. Light but perfectly built, uplifting, but without any kitsch in it. On top of that she got an injection from Detroit. “I feel less influenced by French music. But Detroit, yes : Mike Banks, Moodymann, Terrence (Parker), Carl Craig, etc ... or the UK scene with Plaid, Boards of Canada, Stasis.”
“Lately i have thought that my biggest influences were still Soul and funk”. Her first track is also called “Curtomised” as a tribute to Curtis Mayfield. “In a strange way, I listen these days more to Sonic Youth, Nick Drake, Queens of the Stone Age, and Teenage fanclub. I move myself a bit away from my dj times towards music you listen at home, and not in the club”. Let’s hope that her preparation for her live act will be ready very soon, because France needs more big house labels like Bureau immediately.

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"Insouciante et rêveuse, de la musique à danser sous les étoiles. Nettement plus optimiste voire guillerette, sur ce second single, la parisienne Quartet continue ses habiles et charnels jonglages entre spleen léger et euphorie militante. Habitée de samples vocaux fantomatiques et pourtant soul, son electro, comme dans le meilleur de Fila Brazillia ou Zero 7 des débuts, avance ainsi avec timidité mais sincérité vers l'humanité : une étape peut être vers une pop futuriste et radieuse telle que l'envisagent ailleurs ses proches Alan Braxe & Fred Falke. On appelle ça de la feel good music et elle devrait être prescrite en lieu et place du Prozac ou du Dexorat." (Jean-Daniel Beauvallet)

“The second single is also from Quartet, aka Delphine Queme and it goes with kicking House tracks of the best way, which are a bit more wavier in the keynotes (basic tints), but more in a smoother disco style, which keep in mind, that the dancefloor wants to rock!
Delphine should be in front of a big career, because her sound after this ep is definitely very unique
and really uplifting, as few others in this genre. On the 2nd side are cooler tracks for the after-party”. (Bleed)

"Un premier single d'electro d'ici qui veut la paix et la joie. Première référence d'un nouveau label d'electro à l'esthétique chic, ce maxi de Quartet chasse les idées noires, avec une electro vaporeuse aux vertus euphorisantes. La parisienne à la manière d'Alan Braxe, a décidé que, dans cette traque, sa meilleure alliée serait la mélancolie : elle irradie l'electro-soul envoûtante de Curtomised, qui impose sa présence, son joli sourire spleenien, en un patient crescendo vers la béatitude et la paix : de la feel good music sans artifice, sans assistance chimique. Sur le beaucoup plus sombre et austère Kraft, un rap affolé entraîne cette electro économe vers un crépuscule nettement plus inquiétant - éclipse soudaine et glaçante." (Jean-Daniel Beauvallet)

"Petit coup de coeur pour ce tout nouveau label parisien baptisé Bureau. Produit par Quartet (Delphine Queme), ce premier maxi propose trois morceaux vraiment frais et originaux. Au programme, Customised, Sun Drew et Kraft pour un ensemble electro nu-house à la Morgan Geist ou autres Daniel Wang."

“A new label from France is coming with airy (easy-going) disco-hits of the minimal state of the art. Full in power but also very easy going and never catchy these 3 tracks of the first EP are rocking with simple but atmosfear-like melodies, slamming beats and nice funky grooves, somewhere between Metro Area and Classic in one sound, which is own enough to attract attention.” (Bleed)

Bureau 001 and Bureau 002 playlisted each time in "Juke Box" section / cahier des Tentations (by Alexis Bernier )